(A.P.Hawzah) L’islam accorde une importance particulière à la modération et à l’usage responsable des bienfaits qu’Allah a mis à la disposition de Ses serviteurs. Parmi ces bienfaits, l’eau occupe une place privilégiée, puisqu’elle constitue un moyen essentiel de purification et de préparation à l’adoration.
Question :
Le gaspillage de l’eau utilisée pour les ablutions (wudû’) ou le grand bain rituel (ghusl) entraîne-t-il l’invalidité de ces actes d’adoration ?
Réponse :
Le gaspillage (isrâf) fait partie des grands péchés. Son interdiction est établie par les quatre sources du droit islamique : le Noble Coran, les traditions des Infaillibles (paix sur eux), la raison et le consensus des jurisconsultes.
De nombreux versets coraniques mettent en garde contre le gaspillage et présentent les gaspilleurs comme les frères des démons.
Cependant, le simple fait de gaspiller l’eau lors du ghusl ou des ablutions n’entraîne pas, en soi, l’invalidité de ces actes cultuels.
Il existe néanmoins un cas particulier : si, lors du lavage de la main gauche pendant les ablutions, la quantité d’eau utilisée est telle que l’humidité restant sur les mains ne peut plus être considérée comme faisant partie de l’eau des ablutions, et que l’essuyage rituel (mas'h) est alors effectué avec une eau étrangère à celle du wudû’, les ablutions deviennent invalides.
En dehors de cette situation spécifique, bien que le gaspillage demeure un acte illicite et répréhensible devant Allah, il ne remet pas en cause la validité du ghusl ou des ablutions.




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